15e année - N° 617 - Du 20 au 26 novembre 2017
 

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L'agenda

Escapade gourmande en Pays basque et Béarn


Du bleu de l'océan Atlantique aux vertes collines pyrénéennes, le département des Pyrénées-Atlantiques recèle de riches terroirs et de produits basques et béarnais de caractère mis en valeur par d'authentiques artisans, du puissant piment d'Espelette AOC, l'un des emblèmes du Pays basque, au goûteux jambon de Bayonne IGP, en passant par le fruité AOP Ossau-Iraty et le gouleyant vin de Jurançon.  

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Textes et photographies Gérard et Michelle Bernar

En ouverture : les cordes de piments d'Espelette sèchent sur les façades des maisons

Le point de départ de notre itinéraire gourmand débute à Saint-Jean-de-Luz, où nous posons nos valises à l'hôtel « La Devinière », en plein calme de la zone piétonne. Nous sommes reçus par le propriétaire, Bernard Carrère, homme plein d'humour, qui vous précisera que « La Devinière » est le nom de la maison de Rabelais à Seuilly, près de Chinon en Indre-et-Loire, où l'écrivain a passé son enfance. Notre première étape ne peut pas mieux commencer avec ce clin d'œil à ce chantre d'un certain art de vivre à la française. Pas d'ascenseur, mais beaucoup de charme pour cette maison de famille de 8 chambres, dont les agréables terrasses ou balcons s'ouvrent sur un petit jardin, sur les toits des maisons de la vieille ville, le clocher de l'église Saint Jean-Baptiste et le massif de la Rhune.


Entrée de l'hôtel « La Devinière » (photo X)


Cette chambre aux tons chauds et meubles d'antan est une véritable bibliothèque


Quelques rues à arpenter et nous nous retrouvons face à l'océan Atlantique et la baie abritée de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, devant la longue plage de sable fin bordée de maisons balnéaires, dont le majestueux « Grand Hôtel », reconstruit en 1909 (il s'appelait à l'époque le « Modern hôtel »), alerte établissement centenaire 5 étoiles de 52 chambres, qui dispose aujourd'hui d'un luxueux spa océanique « Loreamar ». Au restaurant « Rosewood », nous pensions revoir Thierry Michelet, mais l'ancien second de Jean-Denis Rieubland, à l'hôtel Negresco à Nice, a quitté récemment le navire. Nicolas Borombo, 33 ans, enfant du pays né à Bayonne, lui succède, bardé d'un beau parcours professionnel, au restaurant « Les Ambassadeurs » de l’hôtel de Crillon à Paris, au restaurant « le V » du Four Seasons George V à Paris, au Grand Hôtel de Cala Rossa à Porto Vecchio. Il cuisine le terroir avec délicatesse, entre terre et mer, les grosses asperges vertes, cuisinées en papillote, praliné de morilles, jaune d'œuf de poule, saint-pierre "petit bateau", en aiguillettes au beurre demi-sel, angurias aux épices, émulsion douce de crustacés au citron vert, agneau de lait Iparra...   


Le Grand Hôtel Loreamar Thalasso Spa *****


Les grosses asperges vertes, praliné de morilles, jaune d'œuf de poule


De gauche à droite, Nicolas Moussu, Lisa Eyherabide, Florent Legros, le chef Nicolas Borombo et un stagiaire


Départ matinal pour le village d'Espelette (prendre la D 918, direction Saint-Pée-sur-Nivelle) où nous avons rendez-vous avec Dominique Pocorena, producteur de piment, successeur de son père Michel, initiateur de la confrérie du piment, qui organise, depuis plus de 40 ans, la fête du piment d'Espelette chaque année, le dernier week-end du mois d'octobre.


Dominique Pocorena, producteur de piment, vend ses produits sur le marché d'Espelette


Tous les mercredis matins, comme d'autres producteurs de piment d'Espelette, il vend sur le marché couvert les fameuses cordes, qui ornent les façades des maisons labourdines, du piment d'Espelette en poudre AOC et une multitude de produits dérivés pimentés, purée (100 % pulpe de piment), moutarde à l'ancienne, sel de Bayonne, gelée de jurançon, chocolat, confiture d'oignon, de pommes, de cerises noires, espenade, une spécialité à tartiner pour l'apéritif (jambon de Bayonne IGP, concentré de tomates, coulis de piment d'Espelette, pulpe d'ail, poudre de piment d'Espelette AOC)... Il nous raconte les différentes étapes de la production de la première et seule épice labellisée en France.


Piment d'Espelette AOC ou piment d’Espelette-Ezpeletako Biperra (photo syndicat de l'AOC piment d'Espelette
)

FOCUS. La zone de production en AOC-AOP, où les piments sont produits, transformés et conditionnés s'étend sur 10 communes, Souraide et Larressore (retenues en totalité), Ainhoa, Ustaritz, Itxassou, Halsou, Jatxou, Cambo-les-Bains, Espelette, Saint Pée-sur-Nivelle (retenues en partie). L'AOC concerne la poudre, la corde et le piment frais (destiné à la transformation). Le cycle de production débute fin février, début mars par un semis sous serre, à une température optimale de 20° C à 22° C. Le repiquage s'effectue 15 jours après le semis, suivi de l'élevage des plants sous serre. En mai-juin, la plantation est réalisée en plein champ sur les parcelles de la zone AOC. De mai à fin novembre, tous les soins sont apportés à la culture, tuteurage des plants, entretien des allées, vigilance face aux maladies... D'août au 1er décembre, les piments rouges à maturité sont récoltés à la main, de manière échelonnée jusqu'aux premières gelées. Arrive le temps de la transformation en corde et en poudre. Les piments entiers frais de couleur rouge et de forme régulière conique, sont enfilés par le pédoncule sur une ficelle alimentaire et encordés par 2, 3 ou 4 (une corde comprend 20, 30, 40, 60, 80 ou 100 piments de taille homogène) ou sont séchés exclusivement avec du piment issu d'une même exploitation), à l'air libre sur clayettes, pendant 15 jours minimum, pour se charger d'arômes, avant de passer au four plusieurs heures (environ à 50° C) et d'être broyés et mis en poches sous-vide. Des prélèvements de tous les échantillons sont effectués par un organisme de contrôle afin de les soumettre à un jury, composé de producteurs, de professionnels des métiers de bouche et de consommateurs avertis, qui effectue une analyse sensorielle à l'œil, au nez et en bouche. Si la qualité et la typicité sont confirmées, c'est-à-dire une intensité olfactive dominée par les arômes fruités et grillés parfois complétés par une nuance aromatique de foin coupé associés à un piquant chaud non brûlant qui s’exprime au palais, alors le piment pourra revendiquer ses trois lettres de noblesse et être conditionné.

Installés sur la terrasse ombragée face au verdoyant jardin de l'hôtel-restaurant Mendi-Alde à Ossès (pour rallier le village, prendre la D 918, direction Saint-Jean-Pied-de-Port) et à la montagne où des vautours planent et décrivent des circonvolutions dans le ciel, nous prenons le temps de découvrir deux nouveaux produits typiques de la région. La truite de Banca, élevée de façon semi-sauvage à la ferme aquacole Goïcoechea, blottie à flanc de montagne et irriguée par une eau de source naturelle, est à déguster simplement marinée, en carpaccio ou fumée par les soins du chef Jean-Michel Noullet. L'agneau du pays, nourri uniquement au lait de sa mère, cuit au four à bois, que l'on apprécie avec un Irouleguy « Omenaldi rouge 2005 » (85 % tannat, 15 % cabernet franc) de la cave d'Irouleguy à Saint-Étienne-de-Baïgorry, à la robe sombre, au nez de fruits rouges, puissant et dense en bouche. Ici, tout est fait maison, pain cuit au feu de bois, confitures, desserts, glaces.


Le chef Jean-Michel Noullet devant son four à bois


Truite de Banca marinée


Agneau du pays cuit au four à bois


Nous prenons la direction de Gamarthe, petit village de 114 habitants (prendre direction Saint-Jean-Pied-de-Port, puis la D 933, direction Saint-Palais) où se situe la ferme Elizaldia, qui produit de la charcuterie traditionnelle du Pays basque, dont le fameux jambon de Bayonne IGP, qui vient d'être médaillé d'or au salon de l'Agriculture 2011, grâce à sa texture douce et moelleuse et son goût parfumé aux accents de noisette.
Initialement éleveur de cochons au cœur de la montagne basque, entre 1983 et 1995, Jean-Baptiste Loyatho, dans l'obligation de se reconvertir suite à la perte d'un œil, créé, en compagnie de sa femme, un atelier de transformation et de commercialisation de porcs de 3 000 m2. Ils choisissent, par passion, les produits crus séchés. Après la découpe des cochons, les jambons frais sont salés au sel de Salies-de-Béarn, stockés au saloir pour la prise de sel, panés à 6 mois (une couche de graisse est appliquée pour qu'il conserve tout son moelleux), séchés en plusieurs étapes de maturation, puis affinés de 12 à 16 mois, afin qu'ils développent toute leur saveur.


Jean-Baptiste Loyatho


La capacité de séchage des jambons représente environ 18 000 pièces


Les jambons frais sont salés au sel de Salies-de-Béarn


Première étape dans le Béarn des Gaves, avec un arrêt à Salies-de-Béarn, la cité du sel (prendre la D 933, direction Saint-Palais puis Sauveterre-de-Béarn). Pour connaître l'histoire de cette petite ville et de sa source d'eau salée intarissable située sous la place du Bayaà et protégée par la crypte, le meilleur moyen est d'effectuer une visite guidée (le mardi à 15h30, de juillet à septembre - inscriptions à l'office de tourisme (0)5 59 38 00 33 - salies@bearndesgaves.com ). Dix fois plus salée que celle de l'océan -nous en avons fait l'expérience gustative !-, l'eau de Salies est exploitée depuis 3 500 ans, en premier lieu avec l'exploitation du sel, puis, plus tard, pour ses vertus thérapeutiques. En 1587, de nombreuses sources de discorde autour de la répartition de cette manne, nécessitent la création de "la corporation des part-prenants de la fontaine salée", où chaque part-prenant est titulaire d'un droit de puisage, transmissible à ses enfants (droit du sang et droit du sol), et la mise en place d'une loi de partage, un privilège qui perdure de nos jours et rapporte chaque année à quelques 600 copropriétaires... environ 20€ ! Le musée du sel et des traditions béarnaises (rue des puits salants - tél. (0)5 59 09 31 99 - ouvert du mardi au samedi du 5 avril au 29 octobre- entrée 4€) et le musée de la crypte (rez-de-chaussée de l'hôtel de ville, place du Bayaà - ouvert du 15 juillet au 31 octobre, le vendredi à 11h - gratuit) vous donneront un aperçu de l'histoire de la cité et de l'exploitation du sel, dont les salines ont été rachetées par le consortium du jambon de Bayonne.


Maisons sur pilotis et à colombage, érigées dans le lit de la rivière le Saleys


Le dernier authentique "coulédé" (rue Pont-Mayou n°8), auge en pierre qui servait à recevoir l'eau salée


Reconstitution d'un atelier de façonneur de sel au musée du sel et des traditions béarnaises


À découvrir également le quartier thermal, avec l'hôtel du Parc, bâtisse classée du 19e siècle, qui abrite des chambres où se marient ancien et contemporain, un restaurant et le casino, et les thermes, reconstruits en style mauresque en 1888 suite à un incendie.


L'original hall classé de l'hôtel du Parc avec ses galeries en bois exotique et sa verrière

Le soir, une halte s'impose à Castetnau-Camblon, sur la rive gauche du gave d'Oloron, à l'ouest de Navarrenx, où Yves et Nicole Everaert vous accueillent dans leur maison de maître du XVIIIe siècle, blottie au milieu d'un parc ombragé d'arbres centenaires. L'accueil est chaleureux, les chambres spacieuses, la table d'hôtes conviviale et la cuisine de Nicole succulente et raffinée (dîner classique 25€, découverte 35€).


L'entrée du Domaine Lespoune


La chambre "Esquisse" avec son lit à baldaquin


Connue pour être une ville étape pour les pèlerins en route pour Saint Jacques de Compostelle, Navarrenx, la première cité bastionnée de France peut également se targuer d'être la seule fabrique hexagonale de cigares, 100 % béarnaise. Créé au début des années 2000 par Noël Labourdette, à l'agonie puis en sommeil, le Comptoir du tabac a repris du service grâce à Thierry Frontère, Béarnais de souche, ancien éditeur et vigneron à Oraàs (Domaine Villa Bys). Depuis novembre 2010, le "Navarre" est de nouveau commercialisé. Les cigares, qui existent en 3 versions, "short", "robusto" et "double corona (23 cm de long), sont élaborés et capés entièrement à la main par des "torcedoras", rouleuses cubaines, avec des feuilles d'un tabac 100 % français produit et séché à Moumour, à proximité d'Oloron-Sainte-Marie, sous l'œil averti de Romélio, un expert cubain.
La production est visible du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 16h (entrée gratuite).


Le savoir-faire des rouleuses cubaines, roulage de la tripe (la poupée), dépôt dans le moule (molde), séjour d'une nuit dans les presses, passage de la cape, confection de la tête (panuelo) et pose du chapeau (goro).


Feuilles de capes


Les cigares sont stockés en chambre de conservation

À quelques kilomètres de Navarrenx, les frères Erbin, producteurs fermiers à Angous (de Navarrenx prendre D2 direction Mauléon, puis D 69), cultivent maïs, tournesol, métain (mélange de céréales), élèvent des brebis, race Manech tête rousse, et fabriquent de l'Ossau-Iraty fermier, depuis 1985, dans les règles de l'art  avec transhumance en été, où les animaux rejoignent les estives à Gavarny (pâturages d'altitude), ce qui assure un goût très fruité à ce fromage typiquement artisanal, et soins attentifs pendant plus de 3 mois, caillage, découpage, égouttage, brassage, chauffage, moulage, pressage, salage et affinage.
Ils vous accueillent dans leur exploitation familiale avec une immense gentillesse, afin de vous faire découvrir les spécificités de leur ferme (de 8h à 12h et de 14h à 18h, sauf le dimanche).


Michel Erbin dans sa cave d'affinage où les fromages sont régulièrement retournés et brossé.


Brebis race Manech tête rousse

Dans le Piémont oloronais, la ville d'Oloron Sainte-Marie (de Navarrenx, prendre la D 936) est un véritable carrefour de la gastronomie régionale, paysanne et simple, de la soupe, avec la garbure, aux pâtisseries, avec le célèbre gâteau "Le Russe", créé en 1925 par un Béarnais, Adrien Artigarrede, fabriqué artisanalement à base d'amandes (initialement importées de Crimée), saupoudré de sucre glace (pour simuler la neige des paysages russes). Après avoir admiré le portail sculpté de la cathédrale Sainte-Marie, classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, et la représentation des préparatifs d'un festin, Christine Combret Dechamps, dans sa boutique "Arts et délices" située aux abords du parvis de la cathédrale, qui se double en restaurant en juillet et août (spécialités béarnaises et basques, cuisine familiale, axoa, boudin béarnais, minjaplasé, gâteau basque...), vous parlera de bien vivre, de bien manger et de bien boire. Ici, rien que des produits gourmands du Béarn et des voisins basques, garbure, andouille béarnaise, boudin, pâtés, confits, jambon de pays, vins régionaux, confitures, pâtisseries maison...  


Portail sculpté de la cathédrale Sainte-Marie avec la représentation des préparatifs d'un festin


Christine Combret Dechamps présente l'une des spécialités pâtissière, le fameux gâteau basque


La boutique "Arts et délices", où l'on trouve rien que des produits gourmands du Béarn et des voisins basques


Les arts de la table sont représentés par les tissages Lartigue, tisserands depuis 1910. Après une visite de l'atelier de tissage, afin de mieux connaître les différentes étapes de la fabrication des toiles basques destinées à la confection de linge de table et de cuisine notamment, un passage au magasin d'usine vous permet de découvrir les créations Artiga, très colorées, jetés de table, nappes, panières, serviettes et sets de table, tabliers, torchons, sacs à pain... en toiles bayadères. Enfin, les accros du chocolat pourront s'arrêter au magasin d'usine des célèbres chocolatiers Lindt & Sprüngli, situé à côté de l'unique site de production français, pour faire provision de douceurs et découvrir l'espace scénographique dédié à l'histoire du chocolat.
À ne pas rater au mois de septembre (cette année les 18 et 19), l'original concours international de photo culinaire, avec démonstrations de cuisine en direct, ateliers de dégustation, initiations culinaires, produits du terroir.


Machine à tisser à l'atelier de tissages Lartigue


Linge de table Artiga


Espace scénographique dédié à l'histoire du chocolat au magasin d'usine des célèbres chocolatiers Lindt & Sprüngli


Le département des Pyrénées Atlantique, qui possède une longue tradition vinicole, affiche plusieurs appellations d'origine contrôlée, le Jurançon, le Jurançon sec, le Jurançon vendanges tardives, le Madiran, le Pacherenc du Vic Bilh, le Béarn, le Béarn-Bellocq, l'Irouléguy et des vins de pays.
En plein Piémont oloronais, la maison des vins et du terroir du Jurançon, située à Lacommande (d'Oloron Sainte-Marie rejoindre Monein par la D 9, puis prendre la D 34) est la vitrine de ce vignoble de 1 000 hectares, surtout connu par ses grands vins moelleux, composé de petites parcelles plantées sur des terrains pentus et des sols silico-argileux riches en galets. Dans cette vaste salle où sont alignés près de 130 références de vins AOC Jurançon de producteurs indépendants, de nombreuses cuvées, secs ou moelleux, sont à votre disposition pour la dégustation. Vous trouverez également des AOC Madiran, Irouléguy, Béarn, ainsi que des produits du terroir, dont des confitures de pêche réalisées avec un fruit spécifique de Monein, la pêche Roussane, une variété de couleur jaune, tachetée de rouge et surtout très juteuse.


La maison des vins et du terroir du Jurançon, à Lacommande


La pêche Roussane (photo X)


La route des vins du Jurançon vous permet de découvrir 61 domaines répartis sur ce territoire où les mansengs sont rois, le gros manseng (58 %) cépage de base du Jurançon sec et du Jurançon moelleux et le petit manseng (39 %), cépage propre au passerillage et aux grands moelleux de garde (courbu, camaralet et lauzet constituent les 3 % de cépages restant).
Sur les coteaux de Lasseube, face à la chaîne des Pyrénées, au domaine Bordenave Coustarret (de Lacommande prendre la D 34 direction Lasseube, puis la D 24 direction Gan), Sébastien Bordenave, jeune vigneron de 35 ans, veille sur la qualité de trois cuvées, deux moelleux et un sec (70 % petit manseng et 30 % courbu, vieux cépage très fruité), à apprécier dans sa jeunesse pour ses arômes frais d'agrumes qui se dévoilent au fur et à mesure de la dégustation.


Sébastien Bordenave et sa maman Isabelle


Vignobles de Jurançon, face à la chaîne des Pyrénées (photo X)


Dernier arrêt avant le retour, à la Maison Rancèsamy à Lasseube (en venant du domaine Bordenave Coustarret, prendre le D 24 en direction de Lasseube, puis à gauche sur la D 324), où Simon et Isabelle Browne nous accueillent dans leur chambre et table d'hôtes, une ferme béarnaise du XVIIIe siècle, nichée au cœur des vignobles de Jurançon.   


Vue des vignobles de Jurançon de la Maison Rancèsamy à Lasseube


Chambre de la Maison Rancèsamy à Lasseube



ADRESSES UTILES

Tourisme

• Comité départemental du tourisme Béarn Pays basque
Petite caserne, 2 allée des platanes 64100 Bayonne
Délégation Béarn
22 ter, rue J.-J. de Monaix 64000 Pau
Tél. (0)5 59 30 01 30
http://www.tourisme64.com
infos@tourisme64.com

• Office de tourisme du Béarn des gaves
Rue des Bains
64270 Salies-de-Béarn
Tél. (0)5 59 38 00 33
http://www.tourisme-bearn-gaves.com
salies@bearndesgaves.com

• Office de tourisme du Piémont Oloronais
Allées du Comte de Tréville
64400 Oloron Sainte-Marie
Tél. (0)5 59 39 98 00
http://www.tourisme-oloron.com
http://www.fotosculinaires.com
oloron.tourisme@wanadoo.fr

Produits

• Syndicat de l'AOC piment d'Espelette
Maison Napurrak
455, irazabaleko bidea
64250 Espelette
Tél. (0)5 59 93 88 86
http://www.pimentdespelette.com
contact.syndicat@pimentdespelette.com

• Dominique Pocorena
La Benta Biper-Ona
64250 Espelette
Tél. (0)5 59 03 02 20 - (0)6 85 94 59 34
http://www.biper-ona-espelette.com
biper.ona@orange.fr

• Ferme Elizaldia
64220 Gamarthe
Tél. (0)5 59 37 23 50
http://www.ferme-elizaldia.com
elizaldia@elizaldia.com

• Comptoir du tabac
3F - Cigares Navarre
Place des casernes
64190 Navarrenx
Tél. (0)5 59 66 51 96

• Syndicat de défense de l'AOP Ossau-Iraty
Baratchartenea
64120 Ostabat Asme
Tél. (0)5 59 37 86 61
http://www.ossau-iraty.fr
http://m.routedufromage-ossauiraty.fr
contact@ossau-iraty.fr

• Michel et Beñat Erbin
Gaec Serbielle
64190 Angous
Tél. (0)5 59 66 50 20
serbielle.angous@free.fr

• Tissages Lartigue
Avenue Georges Messier
64400 Bidos
Tél. (0)5 59 39 50 11
http://tissages-lartigue.oloron-ste-marie.com
tissages.lartigue@wanadoo.fr
Magasin d'usine ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h, le samedi de 10h à 12h30 et de 14h30 à 19h.

• Maison des maîtres chocolatiers Lindt & Sprüngli
Avenue de Lattre de Tassigny
64400 Oloron Sainte-Marie
Tél. (0)5 59 88 88 88
http://www.lindt.com
Magasin d'usine ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 17h30. Entrée gratuite.

• Maison des vins et du terroir du Jurançon
64360 Lacommande
Tél. (0)5 59 82 70 30
http://www.vins-jurancon.fr

• Domaine Bordenave Coustarret
Isabelle et Sébastien Bordenave Coustarret
Chemin Ranque
64290 Lasseube
Tél. (0)5 59 21 72 66
domainecoustarret@wanadoo.fr
Caveau ouvert du lundi au samedi de 9h à 18h.

Hôtels, restaurants et chambres d'hôtes

• Hôtel La Devinière ***
5, rue Loquin
64500 Saint-Jean-de-Luz
Tél. (0)5 59 26 05 51
http://www.hotel-la-deviniere.com
la.deviniere.64@wanadoo.fr

• Grand Hôtel Loreamar Thalasso Spa *****
43, boulevard Thiers
64500 Saint-Jean-de-Luz
Tél. (0)5 59 26 35 36
http://www.luzgrandhotel.fr
reservation@luzgrandhotel.fr

• Hôtel-restaurant Mendi Alde
Logis
Place de l’Eglise
6780 Ossès
Tél. (0)5 59 37 71 78
http://www.hotel-mendi-alde.com
reservation@hotel-mendi-alde.fr

• Hôtel du Parc***
Boulevard Saint Guily
64270 Salies-de-Béarn
Tél. (0)5 59 38 31 27
http://www.hotelcasinoduparc.fr

hotelduparc@partouche.com

• Domaine Lespoune
20, rue Camblong
64190 Castetnau-Camblong
Tél. (0)5 59 66 24 14
http://www.lespoune.fr
contact@lespoune.fr

• Arts et délices
13, place de la Cathédrale
64400 Oloron Sainte-Marie
Tél. (0)5 59 36 13 04
http://www.artsetdelices.fr
combret.chr@free.fr

• Maison Rancèsamy
Simon et Isabelle Browne
Quartier Rey
64290 Lasseube
Tél. (0)5 59 04 26 37
http://www.missbrowne.com
missbrowne@wanadoo.fr

Remerciements à Cécile Rougier, David Guilbot, Aurélie Lachambre, Cédric Laprun, Delphine Vallart

Terroir et saison

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Parce que le vin est un trait d’union entre les hommes, plus de 120 artistes ont posé avec un verre ou ont photographié celui-ci. Un projet étonnant, réalisé au profit d’enfants en détresse en Colombie, soutenus par la Fondation Moi pour toit. Il séduira les passionnés de photographie comme les amateurs de vin du Valais au grand cœur.

Filidalo. Happy hours

Tout ce qu’il faut savoir pour réussir un apéro brillant et convivial, aussi bien dans la préparation que dans l’animation de votre soirée…

Chefs world summit à Monaco. Demandez le programme !

Ce « Davos de la gastronomie » est avant tout l’occasion unique d’échanger, avec et entre experts, sur les problématiques du secteur. Car qui d’autres que les chefs eux-mêmes pour réfléchir à la cuisine de demain ?

Novembre, le mois des produits tripiers

Pour la 17e édition de l’opération, les Français sont invités à partager leurs connaissances : les enfants avides de savoir, les grands qui veulent revoir leurs fondamentaux, les initiés désireux de se perfectionner, les curieux et, bien sûr, tous les gourmands !

em@il gourmand

Gérard et Michelle Bernar
Rédaction et photographies

19, avenue de la croix des gardes
06400 Cannes

(0)6 33 55 01 19

gerard.emailgourmand@gmail.com
La vraie charcuterie corse. Où la trouver ? comment distinguer les produits originaux ? Les efforts entrepris par les éleveurs semblent sur le point de porter leurs fruits : un AOC ne devrait plus tarder à apporter à la charcuterie corse son passeport pour les assiettes des gourmets. En savoir plus sur la vraie charcuterie corse